Le photographe Marco Grob, qui a de nombreuses récompenses à son actif, marque continuellement le monde de la publicité et de la publication en prenant des photographies de mode et des portraits uniques en leur genre. Il compte parmi ses clients des sociétés très prestigieuses, comme Adidas, Tag Heuer, la BBC, l’ARD, UBS, Nike, et des grands magazines comme GQ, Vanity Fair, Marie Claire, Elle, Vogue, Glamour, Cosmopolitan et Zeit Magazin. Or pour les satisfaire, ce Suisse qui vit désormais à New York, a toujours utilisé exclusivement du matériel Hasselblad.
Je parcours le monde entier pour réaliser mes photographies, donc j’aime avoir des agents un peu partout. J’en ai actuellement dans cinq pays : aux États-Unis, en Russie, en Afrique du Sud, en Allemagne et en Suisse, mais je vis à New York, où j’accomplis la majeure partie de mon travail. Cette ville est la Mecque des photographes. Je l’adore ! Je travaille également assez souvent en Russie car j’aime l’attitude des équipes là-bas : elles sont rapides et pragmatiques, et font preuve d’une grande souplesse et d’une incroyable faculté d’improvisation. Elles sont très professionnelles. J’ai deux agents russes—ça fait très « espions de la guerre froide » quand je dis ça—Anush et Elena, qui sont extrêmement compétents.
Quand je prends des photos pour des magazines ou des campagnes publicitaires, j’adopte un processus simple et rapide. Très rapide. Je marche à l’instinct. Je ne construis pas mon travail sur une réflexion approfondie. En effet, mon expérience m’a appris que pour capturer l’intimité, il faut être rapide. Les sujets se lassent vite, donc c’est une course contre la montre. Du coup, je réduis le plus possible tout le processus, au niveau de l’équipe, du matériel, de l’éclairage et même de l’intendance. Je déteste les superproductions.
Depuis le début de ma carrière et mon premier 500C acheté en 1992, j’utilise exclusivement du matériel Hasselblad. En 2003, j’ai acquis un scanner Flextight, que j’emmène partout avec moi. Je considère d’ailleurs encore à ce jour que c’est le meilleur investissement de ma carrière, car depuis que je peux numériser mes négatifs, je maîtrise enfin entièrement le processus de production de mes clichés. Et ce n’est pas un hasard si ce changement s’est traduit par le succès. J’ai d’abord travaillé en hybride pendant deux ans, avant de passer à un H2D accompagné d’un dos Hasselblad Imacon 132C de 22 mégapixels. Et j’utilise désormais le H3Dll-39. Pas question de retourner à l’argentique !
Tout comme le H2D, le H3Dll est un outil de travail parfait. C’est un appareil photo exceptionnel. En réalité, le H3Dll n’accélère pas le processus, mais les images sont encore plus belles et elles ont moins de moiré qu’avec le H2D. La qualité d’image est époustouflante. J’avais l’habitude de prendre des photos en 8x10 avant de les numériser à l’aide d’un scanner à tambour, mais la qualité d’image du H3Dll-39 donne un résultat encore meilleur. Et puis cet appareil photo est très simple d’utilisation. À tel point que je n’ai jamais eu besoin de consulter la notice !
Le H3Dll permet également une utilisation très intuitive. On peut modifier l’exposition sans quitter le sujet des yeux. C’est extrêmement important. Et puis ces appareils sont très fiables. Avec mon H2D, j’ai pu prendre 160 000 photos dans des conditions extrêmes sans que mon appareil ne soit endommagé. L’objectif de 120 mm pour macro offre quant à lui une netteté et une résolution sans égales. C’est l’accessoire idéal pour les portraits, tout comme les objectifs de 80 mm, 50 mm et 35 mm.
Cette année, en tant que « Master » et VIP Hasselblad, je reçois tout le matériel et l’assistance dont j’ai besoin. Hasselblad se montre également très à l’écoute : je n’hésite pas à leur faire part d’éventuels défauts, ce qui leur permet d’étendre leurs connaissances et de recevoir un avis sincère. En tout, nous sommes cinq VIP Hasselblad ; ce statut prestigieux m’apporte de nouveaux projets, dont une série de portraits pour laquelle je vais photographier toutes les personnes qui ont travaillé à la NASA depuis les premiers vols habités jusqu’à aujourd’hui et même demain.
Je prépare également depuis longtemps un projet intitulé « Ennemis », qui doit représenter les parties prenantes de différents conflits du 20e et du 21e siècle : la Deuxième Guerre mondiale, le Vietnam, la Corée, les deux guerres du Golf, l’Afghanistan et le Soudan. Ce projet comportera les portraits de généraux, de soldats, de politiciens, d’hommes, de femmes et d’enfants qui se sont battus, et le font encore, sur tous les continents. Je réaliserai ces photos sur place, en studio, et ces portraits seront par ailleurs accompagnés d’un texte qui retracera les histoires de ces conflits et expliquera leurs différents enjeux. Enfin, ce projet donnera lieu à un article dans la presse, un livre et une exposition qui sera projetée simultanément à Moscou, Berlin, Hiroshima et Washington. C’est donc un travail très ambitieux, mais il me tient énormément à cœur !
D’ailleurs, lorsque je me charge d’un projet important, comme photographier une Ferrari à 13 millions de dollars, je dois pouvoir faire confiance à mon matériel pour me consacrer entièrement aux sujets des photos et à la prise de vue. Or le H3Dll-39 m’offre un processus fiable, souple, fluide et efficace. Il faut savoir que la NASA a utilisé des appareils Hasselblad sur la lune : c’est forcément un gage de qualité. J’ai acheté mon premier 500C il y a 16 ans et depuis, je suis toujours resté fidèle à cette marque. Hasselblad ne m’a jamais déçu. J’ai pris des photos dans le désert, dans le vent glacial de la Russie, en mer, à bord d’hélicoptères, dans la tempête et la pluie... mais mon matériel a toujours résisté. Et il fait désormais partie de ma vie.
Texte: Alice B. Miller