Efrem Raimondi (www.efremraimondi.it), est l’un des photographes les plus célèbres d’Italie. Il vit actuellement à Milan, où il se spécialise dans les portraits. Depuis le début de sa carrière en 1983, il travaille pour une clientèle très variée d’entreprises commerciales, d’agences de publicité et de sociétés de publication, ainsi que pour des collectionneurs d’art. Raimondi, qui a bâti sa réputation sur sa versatilité et son sens créatif, bénéficie d’une expérience très riche. Il a notamment réalisé des campagnes de pub pour « Halte à la tuberculose » de l’OMS et pour l’association italienne de lutte contre la maladie de Parkinson, ainsi que des portraits promotionnels de stars de la musique, du design, de l’art, du cinéma, du sport et de la politique. Il a par ailleurs reçu le prix spécial de l’AFIP / Art Directors Club Italiano. Lorsqu’il réalise des clichés pour les publications de Stern, GQ USA et Italie, Men’s Health Italie, Rolling Stone Italie, Vanity Fair, Grazia, Nova, Capital, Max et Interni, ou pour des marques et sociétés comme Dainese, Cassina, Prada, Trussardi, IBM et EMI, ou encore pour des collectionneurs d’art, Raimondi prend toujours ses photos pleines d’énergie à l’aide d’un H3DII-39. J’ai grandi dans une famille où on parlait souvent de l’art. Le Caravage et son utilisation de la lumière sont des thèmes familiers pour moi. Mon premier maître a été mon père, Luigi Raimondi, puis j’ai été influencé par Richard Avedon, et Luigi Ghirri, autre « poète du silence » dont la photographie n’a rien à voir avec les portraits. J’ai fait des études de philosophie pendant deux ans à l’université de Milan, avant de me rendre compte que la photographie était sûrement le moyen d’expression le plus adapté à ma personnalité. J’ai donc commencé à prendre des photos en 1979, sans avoir suivi de cours ni d’ateliers. Je suis autodidacte et ce n’est pas simple. J’adore les photographes et les artistes qui utilisent leur moyen d’expression pour exposer leur vision du monde.
L’expression est tout pour moi, quel que soit le sujet. Mon idée de l’expression, c’est qu’on a une voix et que les gens nous reconnaissent dès qu’ils entendent cette voix. Donc quand le public reconnaît mes photos avant même de lire mon nom, je me rends compte que j’ai ma propre expression, ma propre voix.
J’ai commencé à utiliser le H3DII-39 en octobre 2007, lorsqu’on m’a proposé de le tester. Avant cela, j’avais tout essayé, du Leica au grand format, et même des appareils jetables, mais jamais de Hasselblad. Mon tout premier appareil numérique était un Ricoh compact, que j’utilise encore aujourd’hui. Cependant, le H3DII-39 est un système très versatile que je privilégie systématiquement, sauf « en déplacement ».
Ma principale réticence vis-à-vis du numérique était l’absence de profondeur des photos, alors que personnellement, j’aime avoir du volume. J’étais également gêné par la taille réduite des fichiers numériques, qui nous oblige à réaliser des interpolations inexactes. En bref, ce qui me freinait, c’était l’écart de qualité entre l’argentique et le numérique. Mais le H3DII-39 a été une véritable révélation pour moi. En effet, les fichiers Hasselblad contiennent une quantité de données bien supérieure à toute image numérisée à l’aide d’un scanner. Mes photos bénéficient d’une résolution et d’une couleur de qualité supérieure, y compris en noir et blanc. De plus, elles sont nettes. Je ne me suis mis que récemment au logiciel Phocus, mais je le trouve rapide, facile d’utilisation et très efficace en ce qui concerne l’élimination du moiré. J’étais déjà très satisfait de FlexColor, mais ce nouveau logiciel accélère encore le processus de production.
Le H3DII est très utile pendant les séances photo. Dès que les images apparaissent sur l’écran, je vois immédiatement si mes clients sont satisfaits. Et quand on travaille les détails à l’aide du logiciel, c’est incroyable. Tout le monde remarque la différence, des professionnels qui s’y connaissent en photographie, aux personnes photographiées et à leur entourage.
L’un des plus grands projets que j’ai réalisés avec mon H3DII est la série de portraits que j’ai effectuée pour le magazine First à Milan et à Rome, en février et mars 2008. Ces portraits présentaient les athlètes de haut niveau sélectionnés pour représenter l’Italie au Jeux olympiques de Pékin. Ces photos devaient donc exprimer leur « rêve de victoire ». Or on rêve les yeux fermés, lorsque l’on dort, mais aussi lorsque l’on a une ambition qui n’appartient qu’à nous. La compétition n’a pas encore eu lieu et vous, vous êtes plongé dans votre imagination, coupé du monde. Prenez le portrait du boxeur Clemente Russo, par exemple : on a l’impression d’être aux JO, et la compétition commence dès que je braque mon objectif sur lui. Je deviens temporairement son adversaire.
Le H3DII permet d’optimiser tout le processus, de la prise de la photographie à la production et à la postproduction ; grâce à cet appareil, je maîtrise mieux chaque étape de mon travail. Certains de ces portraits ont d’ailleurs été présentés dans le cadre de l’exposition « Rêve d’or » organisée au Pitti Uomo de Florence, en juin 2008, par Arnoldo Mondadori Editore. Pour cette exposition en plein air dans les jardins de la Villa Vittoria, ces portraits ont été imprimés sur des toiles en PVC de 280x200 cm. Ils étaient d’une qualité et d’une efficacité très impressionnantes. Lors de l’inauguration, un haut cadre de Mondadori m’a même demandé quel appareil j’avais utilisé.
Je travaille actuellement sur un nouveau livre : « Self ». Grâce au H3DII, je n’ai plus à hésiter entre l’argentique ou le numérique, et je peux me consacrer entièrement à l’aspect artistique de la photographie.