Shelly, Auckland, New Zealand, 2009. © Alec Soth / MAGNUM Photos
Peter's Houseboat, from Sleeping by the Mississippi, Winona, Minnesota, 2002. © Alec Soth / MAGNUM Photos
A la poursuite de plusieurs muses
L’appareil H3DII-50 : une solution moyen format portable pour une qualité grand format Alec Soth (http://www.alecsoth.com) vit à Saint Paul, dans le Minnesota. Photographe professionnel depuis 18 ans, cela fait maintenant 6 ans qu’il dirige son propre studio. Ses œuvres ont été présentées dans de nombreux pays et son exposées au Musée d’Art Moderne de San Francisco, au Musée des Arts de Houston, au Walker Art Center de Minneapolis, et dans bien d’autres lieux. Il travaille également pour de nombreux journaux dont The New York Times Magazine, The New Yorker, et le The Telegraph Magazine. Soth publie également des ouvrages indépendants parmis lesquels : Sleeping by the Mississippi, Niagara, et Dog Days Bogota. Il a encore participé à des travaux de collaboration, et il a notamment participé au projet Paris, Minnesota, un magazine qui rassemble ses propres photos de mode aux côté d’autres créées pour le magazine W Magazine, ou d’autres de l’agence Magnum Photo. Soth travaille avec un H3DII-50 depuis décembre 2008 : c’est un appareil qu’il trouve remarquable et qui l’aide à poursuivre ses différentes muses.
« Lorsque je m’embarque sur un nouveau projet, je suis très ouvert à tout ce qui se présente à moi. Il est certes plus facile de rester ouvert lorsqu’on travaille seul, mais même sur des projets de collaboration, je préfère commencer sans plan arrêté. Au fur et à mesure que le projet se développe, j’identifie le thème et les séances deviennent plus précises. Lorsque j’ai commencé à travailler sur le projet Mode intitulé Paris, Minnesota par exemple, je n’avais aucune idée de ce que cela allait donner. Finalement, le thème – le fossé entre ma vie dans le Minnesota et le monde de la haute Couture parisienne – s’est développé de manière organique. Au niveau créatif, mon point fort c’est ma capacité à me laisser surprendre. C’est lorsque je découvre le monde, que j’avance au hasard, que je découvre des choses inattendues et riches. Côté professionnel, ma plus grande force c’est d’exister sur le marché de la photographie traditionnelle et de la photo d’art. Je suis représenté par la Galerie Gagosian, une galerie de réputation internationale, et par l’agence Magnum, une agence légendaire. Le fait de travailler dans ces deux univers me permet de ne pas mettre tous mes œufs dans le même panier.
Hasselblad, Hier et Aujourd’hui
A l’époque où j’étais à la fac, je ne pouvais m’offrir qu’un appareil 35 mm, mais j’ai exploré le cadre photographique. Après la fac, j’ai commencé à acheter plusieurs appareils moyen format. Mes œuvres les plus connues sont en grand format mais j’utilise le moyen format tous les jours. Dans les années à venir, je vais scanner mes archives avec un scanner Flextight. J’ai acheté mon premier Hasselblad, un 501C, il y a 12 ans. Je viens d’acheter le H3DII-50. J’ai travaillé sur quelques oeuvres de commande avec un Hasselblad numérique – notamment l’œuvre intitulée Making Parts, une série de photos dans une usine d’emboutissage métallique dans le Minnesota, pour le magazine Granta. Compte tenu de la taille de l’usine, et du chaos général qui y règne, il aurait été difficile de faire l’éclairage moi-même. La capacité du H3DII-50 à régler rapidement les couleurs dans diverses conditions de lumière a été extrêmement utile.
En janvier de cette année, j’ai travaillé en extérieur avec le H3DII-50 et j’ai pu être extrêmement rapide. Les fonctions d’autofocus, de prévisualisation de l’image en grand format – avec histogramme – et les avertissements d’exposition, on permis d’accélérer le processus. Une fois les fichiers transférés sur mon ordinateur portable au moyen du logiciel Phocus, je n’ai eu que très peu de travail à faire sur les images. Ensuite, j’ai simplement utilisé Photoshop pour envoyer le fichier à mon imprimante HP Z3200 Designjet. En une heure j’avais un tirage 32x40 exceptionnel, sans aucun bruit et d’un niveau de contraste saisissant. La graduation des couleurs restait très subtile, comme avec du grand format, et permettait un rendu que j’adore, à la fois onctueux et clair.
Je suis constamment à la recherche de la meilleure qualité d’impression possible. La différence entre un bon tirage et un tirage exceptionnel est mince mais cruciale. Avec l’imprimante HP Z3200, je peux obtenir des tirages exceptionnels. Non seulement j’ai plus de contrôle sur l’image finale, mais en plus cette imprimante me permet d’obtenir tout ce que je recherche dans une bonne photo : des couleurs subtiles, des détails au niveau des ombres et une gamme de couleur d’excellente qualité – tout ce dont j’ai besoin pour le tirage de photos d’art.
Mission à Auckland
En janvier dernier, le photographe John Gossage et moi-même étions invités à Auckland (en Nouvelle Zélande) par l’école AUT School of Arts and Design. Nous avons organisé un atelier de 3 jours intitulé “Stratégies de Développement d’un Style Personnel ». Je suis resté une semaine supplémentaire pour prendre des photos avec mon nouvel appareil H3DII-50. Auckland est une ville magnifique, amicale et très intéressante d’un point de vue culturel mais j’avais le sentiment que la gaîté des lieux créait une sorte de muraille qui m’empêchait de trouver des photos. Malgré tout, j’ai fini par réussir à passer par-dessus et par-dessous cette muraille.
J’adore travailler à l’aube car à cette heure là, les objets semblent émettre de la lumière plutôt que de la réfléchir. J’avais envie de voir si je pouvais rendre cette qualité avec un appareil numérique. Pour moi, la photo de la maison bleue rend bien cela. Le bleu est intense et il est aussi fort que le ciel rose. J’ai pris la photo avec un réglage de 50 ISO, une vitesse de 1 seconde, f/11 ; l’image ne comporte aucun bruit ni défaut de grain et l’on peut sans problème lire ce qui est écrit sur la pancarte près de la fenêtre.
Chez Shelly, la blonde couverte de tatouages, ce qui m’a frappé c’est sa peau d’une blancheur magnifique. Pour faire ressortir cette blancheur, je l’ai photographiée devant son lit, vêtue d’un bustier blanc. J’adore la fraîcheur qui semble se dégager des draps blancs, alors que sa peau est légèrement rose. L’appareil Hasselblad a fait un très bon travail car il a réussi à saisir ces nuances dans un environnement pratiquement monochromatique. L’authenticité de la lumière du jour rend les contrastes encore plus difficiles à obtenir, en particulier en photo grand format, mais ici, le contraste est excellent. La photo de Shelly a été prise à 50 ISO, ¼ de seconde, f/4,8.
Grâce au H3DII-50, je peux être plus mobile pendant les prises, et les fichiers numériques me permettent d’avoir un plus grand contrôle sur les tirages et l’impression. Cet appareil associe la portabilité et la fonctionnalité de la photographie numérique moyen format à la qualité somptueuse de la photographie grand format”
Texte : Alice B. Miller