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October - Michael Halsband.

La célébrité n'est plus ce qu'elle était. Le fait d'être enfermé dans une maison ou bloqué sur une île avec un groupe d'étrangers suffit pour garantir que l'on est célèbre de nos jours. À condition, bien sûr, que le nombre de caméras de télévision requis soit de la partie. La célébrité est devenu quelque chose de commun, de banal. Mais, même si elle peut aujourd'hui paraître dévaluée dans notre société saturée de célébrité, il existe tout de même certaines personnes qui ont toujours quelque chose d'exceptionnel. Ceux qui ont « ce qu'il faut ». Quoi que ça puisse être.

Ce qui attire votre attention, qui vous fait dresser l'oreille, qui donne envie d'être célèbre. Il s'agit d'une qualité qui est difficile à décrire, mais vous la reconnaîtrez lorsque vous la verrez.

Michael Halsband a travaillé avec toutes les maisons de disque existant dans l'industrie musicale et avec tous les magazines, et pour lui, chaque contrat est un défi. Il ne s'ennuie jamais car il adore photographier les gens.

Du jour où il a découvert la magie de la chambre noire, à l'âge de 10 ans à l'école primaire, jusqu'à la fac, Michael a toujours participé à la section photo et a obtenu le diplôme de la School of Visual Arts en 1980. « J'ai profité à fond des équipements de l'école des arts. J'ai pris des photos, développé et imprimé tous les jours, sept jours sur sept, pendant quatre ans, et j'en ai apprécié chaque minute, jusqu'à ce que j'ai la photographie dans la peau. C'est au cours de ces années que j'ai commencé à réaliser que je pouvais faire de la photographie mon métier et j'ai commencé à obtenir des petits boulots par l'intermédiaire d'amis qui jouaient dans des groupes de rock ou qui travaillaient dans des magazines. »

Après avoir obtenu son diplôme, Michael a commencé à travailler comme photographe de portraits spécialisé dans les musiciens, les artistes et les acteurs. En 1981, il signe un contrat pour photographier la tournée américaine des Rolling Stones « Tattoo You ». « Après avoir travaillé pour Rolling Stone Records, Mick Jagger m'a demandé de photographier le groupe en tournée. C'était une incroyable expérience et j'y ai appris tellement de choses sur ma photographie et sur le milieu de la musique. »

De 1983 à 1991, Michael passe de la photo de portrait à la photo de mode. Le mélange de son expérience de ces deux domaines photographiques lui apporta soudain son propre style de portrait. « Photographier la mode m'a permis d'apporter action et spontanéité à mes portraits. Je m'efforce toujours d'y apporter énergie et mouvement. »


Lorsqu'il planifie un travail, Michael fait un maximum de recherche sur son sujet. Il essaie toujours de rencontrer la personne qu'il doit photographier, ou au moins de lui parler, pour essayer de savoir ce qu'il ou elle veut faire passer comme image. De la recherche et de l'objectif découlent alors les étapes nécessaires ou le plan d'action, puis des modifications y sont apportées au fur et à mesure que de nouveaux aspects plus profonds sont révélés. On termine enfin par les photos. « Je commence avec un appareil posé sur un pied et équipé d'un objectif normal, un éclairage avec un parapluie sur une perche orientée directement sur le modèle et, en général, une pellicule noir et blanc. Je mesure du sujet à l'appareil et je règle l'appareil en général au plus sur une demi-ouverture supérieure à celle indiquée par la mesure. Je fais les premiers cadrages comme ça et je travaille à partir de là.

Sur pratiquement tous ses shootings, Michael utilise un Hasselblad 553ELX avec six magasins, sept objectifs Carl Zeiss (50, 60, 80, 100, 120, 150, 250 mm), un parasoleil et un boîtier Hasselblad 500CM body de réserve et pour les situations extrêmes. 

 


Outre le travail qu'il réalise sous contrat, Michael a toujours réalisé des projets personnels, par exemple celui pour The School of American Ballet (1986-1991) et ses nus de femmes pour l'industrie du sexe (1991-1995). « Étant seul maître à bord au cours de mes projets personnels, j'essaie d'aborder différentes approches afin d'étendre ma vision en ce qui concerne cette partie du processus. J'utilise toujours mes projets personnels comme tests pour mon travail commercial, ce qui m'évite de réaliser ces expérimentations dans mon travail commercial et de prendre des risques aux dépends d'autres personnes. »

Michael vient de terminer un film de 48 minutes intitulé « SURF MOVIE: reels 1-14 » qui est composé de 14 bobines de film Super 8 mm collées ensemble dans leur intégralité, sans coupure ni montage avec une bande originale composée et interprétée pour le film. Il termine également un projet de recueil photographique sur le thème du surf avec des textes écrits par le surfer professionnel légendaire Joel Tudor.


Vous trouverez de plus amples informations sur Michael Halsband sur son site Web .

Kerstin Fiedler