« J’adore la photographie de mode car elle me permet de créer de la beauté en me démarquant totalement de la réalité, au lieu de simplement capturer ce qui m'entoure », explique Borissov. Le cliché qui lui a valu le titre de photographe du mois est une image en noir et blanc à l’ambiance rétro, qu’il a réalisée dans le cadre d’une série de photographies de mode sur le thème du cinéma, pour le magazine bulgare « Jenata Dnes ». Inspiré du film « Cet Obscur objet du désir », réalisé par Luis Buñuel en 1978, ce cliché vient donc compléter plusieurs clins d'œil cinématographiques. D’ailleurs, le photographe ressent souvent un élan créatif face au travail de grands cinéastes internationaux comme Wong Kar-Wai, Tarsem Singh, Giuseppe Tornatore, Federico Fellini et Wim Wenders.

© Nikola Borissov
Lors de cette séance nocturne qui s’est déroulée à Sofia, Borissov a placé son amie Victoria dans le rôle de la femme fatale, avant de la photographier à l’aide de son H3DII-39 et son objectif 35 mm. Depuis, il a également acquis un H4D-40. « Le H4D et l’objectif HCD 35-90 répondent parfaitement à mes attentes et à mes besoins professionnels, s’enthousiasme Borissov. Je compte d’ailleurs les utiliser lors de séances photos au Cap, à Barcelone et à Jakarta, afin d’ajouter une touche de glamour à mon portfolio, avant de m’installer à Paris. »
Borissov, qui s’inspire également de la littérature et de la philosophie, considère la photographie comme un langage visuel. « J’essaie de réconcilier la photographie de mode avec l’art du récit ainsi que l’exploration de l’imaginaire. Le plus important, c’est de toujours faire coexister l’immense beauté du monde et les décors qui nous entourent », raconte-t-il.
Borissov partage son temps entre Milan et Sofia, et collabore régulièrement avec de grands noms de la mode, ainsi que des magazines. Parallèlement, dans son travail personnel, Borissov continue de se consacrer à sa passion initiale : les reportages et la photographie de rue.
Ne manquez pas non plus l’édition de juillet, où vous découvrirez le photographe du mois de mai, Claudio Napolitano.
Texte par Alice B. Miller