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Le H4D séduit un photographe

03/05/2010 Le 10 avril dernier, à l’occasion d’une réception en grande pompe organisée aux Milk Studios de Los Angeles, la direction d’Hasselblad a remis un H4D-40 à Michael Schmidt afin qu’il teste cet appareil pendant un mois. Or après seulement deux semaines d’utilisation, le photographe autrichien résidant en Californie et spécialisé dans la mode, les portraits et l’architecture, ne se sépare plus de son H4D.

Lorsque nous lui avons demandé de nous parler de cette extraordinaire expérience, Michael nous a fait une réponse ironique à la Hunter S. Thompson, journaliste du magazine Rolling Stone dans les années 60 et 70, connu pour son style d’écriture « un peu foldingue ». Ainsi, Michael nous a expliqué : « Au départ, je ne savais pas trop quoi penser, puis j’ai été pris d’enthousiasme, et pour finir, j’ai ressenti une véritable terreur ! Que vais-je photographier ? Que se passera-t-il si je n’y arrive pas ? J’imaginais bien la direction d’Hasselblad quand elle a décidé de me confier cet appareil : ‘C’est ça, confions-lui un appareil à 30 000 dollars. Et quand il sera bien accro, on le lui reprend.’ »
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“Tanya,” photographiée en avril 2010 dans le studio de Michael à Los Angeles, à l’aide du H4D-40 et d’un objectif de 80 mm. Pour Lunalba. Michael Schmidt : www.mesfoto.com

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“Model Test,” photographie réalisée en avril 2010 dans son studio de Los Angeles à l’aide du H4D-40 et d’un objectif de 80 mm. Pour Model Test, Vision L.A. Michael Schmidt : www.mesfoto.com

Michael a l’habitude d’utiliser des appareils manuels, pour la plupart argentiques, dont un Hasselblad 503CW doté d’un dos numérique. Donc, pour lui, cet appareil qui propose l’autofocus et le mode « priorité ouverture » a été une véritable révélation. « Ce système est incroyable, explique-t-il. Ce qui le rend exceptionnel, c’est la diversité et la qualité des objectifs. J’ai déjà utilisé le 28 mm, le 35-90 mm, le 50-110 mm, le 80 mm, et le 100 mm, ainsi que l’adaptateur d’inclinaison / décalage Tilt Shift. Et puis la fonction True Focus est géniale ! »

Il lui a fallu plusieurs jours d’adaptation, mais le logiciel Phocus est devenu son meilleur ami. « C’est un outil très puissant, raconte-t-il. Le travail de la couleur est complètement dingue ! Je ne sais pas ce que je vais devenir quand cet essai sera terminé, ça me panique complètement !

Il a notamment utilisé le H4D lors de deux séances photos de mode : l’une dans son studio, et l’autre dans un manoir branché de Bel Air. Il a également photographié des vieilles motos qui circulaient dans L.A., des paysages entre L.A. et Phoenix, alors qu’il roulait à toute vitesse, des sujets architecturaux dans le désert d’Arizona, et des portraits tandis qu’il s’accrochait à une Ford Hot-Rod de 1922, ce qui lui a d’ailleurs valu d’être pris en chasse par les vigiles... et les chiens errants du quartier. « Quelles que soient les circonstances, cet appareil permet d’obtenir des photos superbes, » conclut-il. 


Ses fonctions préférées :
(1) L'Auto Focus - il n’est plus tout jeune, et ses yeux le trahissent.
(2) Le mode « priorité ouverture », qui lui permet de prendre des photos immédiatement, sans s’inquiéter des réglages.
(3) L’ergonomie : l’appareil est très facile à porter, et comme il utilise rarement des supports, c’est très important pour les séances prolongées.

Michael est très demandé, et ses clients lui réclament de plus en plus souvent des vidéos.  « Tous mes clients me demandent des vidéos en complément des clichés, explique-t-il. En ce qui me concerne, ça vient assez naturellement puis que j’ai travaillé sur trois films indépendants à New York juste après l’université. » Retrouvez ses vidéos efficaces et divertissantes sur le site hassyLA, en cliquant ici.

Michael a soumis le H4D à tous les cas de figure possibles, et n’a jamais été déçu. « Photos de mode, portraits, clichés improvisés, sujets architecturaux, paysages : cet appareil couvre tous les champs possibles ; à lui seul, il pourrait remplacer tout mon arsenal. Je travaille sur des thèmes très divers et variés, alors si un appareil me permet de prendre toutes ces photos sans changer de matériel, je fonce sans hésiter. Et c’est bien le cas du H4D. »

Cliquez ici pour découvrir le site Internet de Michael et admirer ses clichés et vidéos.

Suivez également les aventures de Michael en lisant son blog ici.


Des réceptions similaires ont été organisées la même semaine à Chicago et à New York, afin de prêter un H4D pendant un mois à des photographes de ces villes. Nous vous raconterons bientôt leur expérience sur notre site Internet.


Texte par Alice B. Miller